Destinations
Où partir ?
  • Avec qui partir ?
  • Quelle activité ?
  • Quelle période ?
  • Quel style de voyage ?

48h à Tokyo : que voir, que faire ?

Par Julien Hirsinger, le mis à jour le

Tokyo, c'est fou. Mais c'est grand, surtout ! 23 arrondissements, 160000 restaurants et 14 millions d'habitants : de quoi vous donner le tournis, surtout si vous n'avez que 48h sur place.  Heureusement, nous sommes là pour vous guider dans cette vaste jungle urbaine...

Vue panoramique de Tokyo avec la Tokyo TowerVue panoramique de Tokyo avec la Tokyo TowerVue panoramique de Tokyo avec la Tokyo TowerVue panoramique de Tokyo avec la Tokyo Tower

Vous venez d'arriver dans la capitale japonaise et ne savez pas par où commencer votre exploration. Laissez-vous porter par ce programme qui vous permet de capter l'essentiel de la culture tokyoïte sans rien perdre de ses charmes.

1er jour

Matin : le parc de Ueno, avec ou sans cerisiers

Les cerisiers en fleurs au parc Ueno à TokyoLes cerisiers en fleurs au parc Ueno à TokyoLes cerisiers en fleurs au parc Ueno à TokyoLes cerisiers en fleurs au parc Ueno à Tokyo

Hanami... les yeux des Japonais s'illuminent à l'évocation de cette période, synonyme de floraison des cerisiers. Si vous avez la chance d'être à Tokyo pendant ces quelques semaines au printemps, une balade matinale sous les branches des sakura en fleurs vous permettra d'entrer en douceur dans la féerie japonaise, à moins que vous ne préfériez vous y rendre le soir, pour profiter du marché aux puces et de la lumière des lanternes bonbori. Mais Ueno ne se résume pas à cette période faste de hanami. Toute l'année, il fait bon se promener dans le parc et flâner dans les ruelles tranquilles qui mènent au grand cimetière de Yanaka, loin, très loin de la fureur tokyoïte qui vous donne rendez-vous pour cet après-midi.

Midi : à la découverte du shabu-shabu

Fondue japonaise ou shabu-shabuFondue japonaise ou shabu-shabuFondue japonaise ou shabu-shabuFondue japonaise ou shabu-shabu

Izakaya, okonomiyaki, teppanyaki, yakitori ou sushi-bars : ce ne sont pas les options qui manquent pour découvrir la gastronomie nippone. Mais on garde une affection particulière pour la convivialité du shabu-shabu, variante locale de la fondue. Avec le shabu-shabu, c'est vous qui avez le pouvoir ! Tranches de bœuf, tofu, champignons shiitake, nouilles udon, chou chinois ou autres légumes : c'est vous qui choisissez dans l'assiette ce que vous voulez mettre dans votre bouillon et le temps de cuisson qui vous semble le plus adéquat pour chaque ingrédient. Attention : l'expérience nécessite un minimum d'expertise dans le maniement des baguettes...

Un repère sûr si vous hésitez entre plusieurs points de chute : les cinq adresses proposées à Tokyo par la chaîne Kisoji (dont une à Ueno).

Après-midi : Akihabara, bienvenue chez les gamers

Vue nocturne de Akihabara à TokyoVue nocturne de Akihabara à TokyoVue nocturne de Akihabara à TokyoVue nocturne de Akihabara à Tokyo

"La ville électrique", c'est le surnom d'Akihabara, quartier mythique pour les amateurs de jeux vidéos. Entre la farandole de boutiques proposant les produits les plus pointus ou les plus vintage et les gigantesques (le mot est très, très faible) salles de jeux, le spectacle est fascinant, avec ou sans boules Quies. Dehors, le spectacle se prolonge le soir, lorsque les néons des enseignes donnent leur pleine mesure. Attention les yeux !

Soir : dans le dédale de Golden Gai

Petit restaurant dans le quartier de Shinjuku à TokyoPetit restaurant dans le quartier de Shinjuku à TokyoPetit restaurant dans le quartier de Shinjuku à TokyoPetit restaurant dans le quartier de Shinjuku à Tokyo

À la lisière du quartier de nuit de Kabukicho, on finit la soirée dans les bars intimistes de Golden Gai. « Intimistes » n'est pas un mot usurpé : la plupart des quelques 200 micro-établissements alignés le long des passages de Golden Gai peuvent difficilement accueillir plus de huit personnes... Cela peut intimider, bien sûr, mais quelques bars affichant des panneaux en anglais vous signalent que vous êtes potentiellement les bienvenus.

2ème jour

Matin : Toyosu, le nouveau marché aux poissons de Tokyo

Etal de pieuvres au marché Toyosu à TokyoEtal de pieuvres au marché Toyosu à TokyoEtal de pieuvres au marché Toyosu à TokyoEtal de pieuvres au marché Toyosu à Tokyo

Attraction légendaire de Tokyo, le grand marché aux poissons de Tsukiji vient de déménager deux kilomètres plus loin, à Toyosu. Il faut se lever tôt pour assister à la fameuse vente des thons à la criée, qui a lieu de 5 h 30 à 6 h 30. En déménageant de Tsukiji à Toyosu, l'attraction a certes perdu en frénésie mais elle a gagné en pédagogie puisque des panneaux nous permettent désormais de comprendre les signes adressés aux acheteurs par des courtiers toujours aussi hystériques. Pour autant, une visite accompagnée permet de s'orienter plus facilement dans le complexe et de mieux comprendre le mécanisme de la négociation. Et comme à Tsukiji, on peut prolonger l'expérience dans les bars à sushi alentour, où la fraîcheur des poissons est évidemment garantie !

Midi : un bento à Harajuku, le paradis cosplay

Jeune femme déguisée en cosplay à TokyoJeune femme déguisée en cosplay à TokyoJeune femme déguisée en cosplay à TokyoJeune femme déguisée en cosplay à Tokyo

Aller à Harajuku, c'est entrer dans un film. Enfin, dans plusieurs films.

Robes froufroutantes ou mini-mini-jupes, perruques blondes, vertes ou bleues, êtres étranges surgis du passé ou de l'espace : bienvenue au paradis du cosplay, cette mode qui consiste à se déguiser comme son héros de manga, d'anime ou de jeu vidéo préféré. Du lundi au samedi, on peut parcourir l'avenue Takeshita-dori à la recherche des looks et des boutiques les plus excentriques. Pour autant, le spectacle est vraiment à son apogée le dimanche quand les hordes cosplay défilent sur le pont d'Harajuku ou viennent se joindre aux danseurs de rockabilly au parc Yoyogi. Et tiens, pendant qu'on est au parc Yoyogi : pourquoi ne pas prendre un bento sous le cerisier avant d'aller visiter le sanctuaire Meiji-jingu ? Avec un peu de chance, vous pourrez même regarder passer la procession d'un mariage rituel shinto, avec mariée en kimono blanc.

Après-midi : shopping à Shibuya ou à Ginza ?

Carrefour à Ginza, TokyoCarrefour à Ginza, TokyoCarrefour à Ginza, TokyoCarrefour à Ginza, Tokyo
Carrefour à Shibuya, TokyoCarrefour à Shibuya, TokyoCarrefour à Shibuya, TokyoCarrefour à Shibuya, Tokyo

On vient à Shibuya pour observer l'incroyable ballet des piétons et des voitures sur « le plus grand carrefour du monde » mais on y vient aussi pour y faire du shopping. À Shibuya, il y a la grande surface (comme l'immeuble Shibuya 109 et ses neuf étages consacrés aux vêtements et bijoux !) mais il y a aussi des boutiques à taille plus humaine, notamment dans les ruelles de Jinnan, à dix minutes à pied de la station de métro Shibuya. Jinnan, c'est aussi l'occasion de faire le plein de souvenirs dans la succursale locale d'une des chaînes de magasins les plus créatives du Japon : Tokyu Hands.

Pour un shopping plus haut-de-gamme, on obliquera plutôt du côté de Ginza, où toutes les grandes marques internationales du luxe ont apporté un soin particulier au décor de leur flagship au Japon.

Fin de journée : dans la jungle de Shinjuku

Parc de Shinjuku à TokyoParc de Shinjuku à TokyoParc de Shinjuku à TokyoParc de Shinjuku à Tokyo

Le destin de Shinjuku s’est brutalement accéléré avec le tremblement de terre de 1923, qui en a fait le nouveau centre de décision administratif et économique de Tokyo. D'autres quartiers d’affaires – Otemachi, Marunouchi... – ont émergé depuis, mais Shinjuku reste le plus bouillonnant avec, au centre, une gare qui voit quand même passer chaque jour ouvrable plus de trois millions de personnes ! Mais suivre le flot continu des tailleurs et des costards-cravates n'est pas le seul attrait de ce quartier où se rassemblent également toutes les enseignes de grands magasins (Isetan, Mitsukoshi, Matsuya...) et qui bénéficie de la respiration d'un des plus beaux parcs de la ville : le  Shinjuku-gyoen.

Soir : dernier verre avec vue

Jeune femme observant la skyline de TokyoJeune femme observant la skyline de TokyoJeune femme observant la skyline de TokyoJeune femme observant la skyline de Tokyo

Deux âmes seules, perdues dans le choc culturel tokyoïte : c'est la toile de fond du film de Sofia Coppola Lost in translation, sorti en 2003. Et son décor, c'est essentiellement celui du Park Hyatt Tokyo. Perché au-dessus de Shinjuku, le Park Hyatt offre à ses hôtes quelques vues saisissantes qui courent jusqu'au mont Fuji en cas de temps clair. On ne va pas se mentir : les chambres ne sont pas données mais on peut tout aussi bien profiter du point de vue depuis le New York Grill ou le New York Bar du 52ème étage. Les amoureux du film pourront également prolonger le circuit jusqu'au Karaoké Kan, autre lieu de tournage phare.