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Palestine

Palestine : à voir et à lire avant de partir

L'essentiel sur les livres et les films à lire et voir avant de partir en voyage en Palestine.

Le cinéma palestinien

Le cinéma palestinien est un cinéma d’auteur engagé, souvent issu de la diaspora vivant à l’étranger et bénéficiant de plus de moyens que les Palestiniens vivant toujours en territoire occupé. Il a connu des débuts très précoces, puisque le premier fil est sorti en 1935. Hassan Sarhan tourna un documentaire de 20 minutes sur la visite du roi Saoud ben Abdelaziz Al Saoud en Palestine.

Le cinéma palestinien se classe en plusieurs époques : la première est une illustration du discours politique de l’Organisme du Cinéma Palestinien, fondé par L’OLP.  Le premier long métrage sera réalisé en 1948, Le rêve d'une nuit, sur la cause palestinienne, mais d’autres  films ont été produits dans les années 70 : des films comme L’Intifada en 1975 et Contre le siège en 1978. L’unique long métrage de fiction de cette époque, De retour de Haïfa (1978) est réalisé par l’Irakien Kacem Hawel et inspiré d’un roman du même nom de Ghassan Kanafani.

Les années 1980 marqueront un tournant dans l’histoire du cinéma palestinien avec l’existence de films plus esthétiques, à l’image des œuvres de Michel Khleifi, qui réalisa le fameux Noces de Galilée en 1987. Issu d’une famille arabe israélienne de confession chrétienne orthodoxe dont le père est communiste, il connaît parfaitement les composantes de cette société multi ethnique si complexe.

Ses films principaux :

La mémoire fertile, 1980

Ma'loul fête sa destruction, 1985

Noce en Galilée (Quinzaine des réalisateurs, 1987)

Cantique des pierres (Un certain regard, Cannes, 1990)

L'Ordre du jour, 1992

Mariages mixtes en Terre sainte, 1996

Le conte des trois diamants (Quinzaine des réalisateurs, 1996)

Route 181 : fragments d’un voyage en Palestine-Israël, 2003

Zindeeq, 2009

On peut citer aussi l’excellent Elia Suleiman, à la fois réalisateur, scénariste et acteur palestinien, né en 1960 à Nazareth. Il est notamment connu pour son film Intervention divine sorti en 2002, mais on peut aussi citer ces deux autres longs métrages : Chronique d’un disparition (1998) et Le temps qu’il reste (2009).

Enfin, Hiam Abbass est une femme actrice, réalisatrice, productrice, écrivaine, scénariste et photographe arabe israélienne. Elle est connue pour ses rôles dans les films Satin rouge, Paradise Now, La Fiancée syrienne, Free Zone, Les Citronniers et Une Bouteille à la mer. Elle a réalisé un seul long métrage, Héritage (2012).

D'autres films d'auteurs plus récents sont vraiment à voir, comme :  

- Le sel de la mer d’Annemarie Jacir, 2009.

- Omar de Hany Abu-Assad, 2013

- 5 caméras brisées d’Emad Burnat, 2013

- cour métrage Condom lead de Mohammed Abunasser A, 2013.

- Route 60 d’Alaa Ashkar, 2014.

- Paradise now de Hany Abu-Assad, 2016.

Image du film Paradise Now

La littérature

La littérature palestinienne est extrêmement riche. Il sera difficile de citer tous les auteurs, même les principaux tant la liste est longue. Notons tout d’abord Mahmoud Darwich, l'un des plus grands poètes arabes contemporains. Il est né à Birwa, un village de Galilée annexé par Israël durant la guerre de1948. Contraint à l’exil au Liban avec sa famille, ils reviendront un an plus tard pour constater que le village a été rasé et remplacé par une colonie juive. Il vivront en semi clandestinité dans le village voisin de Dayr al-Asad. Poète révolutionnaire, il sera emprisonné cinq fois entre 1961 et 1967. Assigné à résidence à Haïfa où il travaille comme journaliste, il s'exile au Liban de 1971 à 1982. Membre du comité exécutif de l'OLP, président de l'Union des écrivains palestiniens, il fonde la prestigieuse revue arabe Al-Karmel, qui s’arrêtera en 1993 juste avant les accords d’Oslo entre l’OLP et Israël. Ses poèmes sont une ode à une terre, un peuple, d'une culture en exil à la destinée dramatique.

Sélection d’œuvres traduites :

Les Poèmes palestiniens de Mahmoud Darwich, Paris, Cerf, 1970

Rien qu'une autre année : autobiographie poétique : 1966-1982, Paris, Minuit, 1983

Palestine mon pays: l'affaire du poème, Paris, Minuit, 1988

Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, Paris, Cerf, 1989

Au dernier soir sur cette terre, Arles, Actes Sud, 1994

Une mémoire pour l'oubli, Arles, Actes Sud, 1994

La Palestine comme métaphore: entretiens traduits par Elias Sanbar, Paris, Sindbad/Actes Sud, 1997

Jabra Ibrahim Jabra est né à Bethléem, cet écrivain palestinien a étudié, outre à Jérusalem, dans les prestigieuses universités de Cambridge et Harvard. Il est connu à la fois comme romancier, nouvelliste, poète, mais aussi critique d’art et peintre. En 1948, comme bon nombre de Palestiniens, il s’exile, et choisit l’Irak. Toute son œuvre est à l’image de la souffrance d’un peuple en exil déraciné, et met en scène l’errement, l’espoir, l’illusion… mais aborde aussi des thèmes existentialistes. Il a puisé son inspiration des mythes bibliques de sa terre d’origine. A lire notamment sa biographie narrative, Le premier puits.

Sélection d’œuvres traduites :

À la recherche de Walid Masud, Paris, Lattès, 1988

Le Premier puits, Paris, Albin Michel, 1993

Les Chanteurs dans l'ombre, conte illustré par Marcelino Truong, Paris, Syros, 1994

La Quarantième Pièce (bilingue arabe-français), Paris, Langues et Mondes/ L'Asiathèque, 1997

Le Navire, Paris, Arcantères/Unesco, 1997

Parmi la multitude d'auteurs palestiniens, on peut citer également : 

Edwar Said, un critique et un intellectuel palestino-américain dont le livre le plus célèbre est L'Orientalisme (traduit par les Editions du Seuil, 1980), sur un Orient géopolitique créé par l'Occident. 

Naji Al-Ali, un caricaturiste satirique qui a vécu dans un camp de réfugié au Liban avec sa famille dès 1948, et qui a publié plus de 10 000 dessins.  

Susan Abualhawa, une romancière contemporaine dont le roman Les matins de Jénine a été traduit en français par les éditions Buchet Chastel en 2008. 

Camille Griffoulieres
225 contributions
Mis à jour le 5 avril 2016
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