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Les paysages extraordinaires du lac Abbé

Pour vous rendre au lac Abbé, vous devez prévoir un excellent véhicule (4x4 de préférence) et un équipement approprié : deux roues de secours, des réserves d’eau et de nourriture, des vêtements et protections contre le soleil, la chaleur et la poussière, des chaussures de marche… et un bon appareil-photo !

Un lac en peau de chagrin

À cheval sur la frontière entre l’Éthiopie et Djibouti, le lac Abbé, d’une superficie de quelque 150 km2 aujourd’hui, occupait une superficie nettement plus importante il y a quelques milliers d’années, jusqu’à occuper toute la plaine du Gobaad. Mais les eaux de ce lac endoréique se sont lentement évaporées, et sa profondeur moyenne ne dépasse pas 9 m aujourd’hui. D’ailleurs, la rivière Awash qui l’alimente, sur le territoire éthiopien, voit son cours se réduire de façon inquiétante.

Coucher de soleil sur la région de l'Awash

Du coup, les rives du lac s’étendent à perte de vue, tantôt sableuses, tantôt herbeuses (pour la plus grande joie des troupeaux de chèvres, de moutons ou de dromadaires qui viennent s’y régaler), tantôt calcaires : c’est précisément de calcaire que sont faites les curieuses « cheminées » qui, telles de grosses stalagmites, jalonnent la plaine environnante.

Des fumerolles soufrées !

À la lumière du petit jour ou au coucher du soleil, ou bien encore lorsqu’elles émergent lentement d’une brume enveloppante, ces formes étranges composent un paysage surprenant, magnifique. Lorsqu’elles prennent des teintes rouges, orangées, rosées ou encore presque mauves, le spectacle est magique...

… à condition de se boucher le nez ! En effet, avant même d’arriver sur les rives du lac (dont le nom signifie « lac pourri » !) et durant tout votre séjour, une odeur de soufre ne quittera pas vos narines ! C’est que la cuvette du lac abrite des sources chaudes soufrées atteignant près de 90 °C, que l’on peut deviner en observant les fumerolles qui s’élèvent de-ci de-là.

Marie TSOUNGUI
219 contributions
Mis à jour le 6 avril 2016