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Un séjour à Mopti

Mopti est un mythe. Mopti est une étape indispensable de tout voyage au Mali sur la route entre Bamako et Tombouctou. L’atmosphère qui y flotte est unique, son architecture singulière. Certains la détestent, d’autres dont je fais partie l’adorent. Dans tous les cas, elle ne laisse personne indifférent.

Une architecture unique

A un peu plus de 600 km de la capitale Bamako et aux portes des principales villes du désert comme Gao ou Tombouctou, Mopti se dresse sur votre route.

Mopti est une ville qui compte de nos jours plus de 100 000 habitants. Elle offre à qui veut la découvrir un visage étonnant. Son architecture est un peu de style soudanais, un peu de style marocain. Elle possède également des quartiers entiers et de très beaux édifices construits entièrement en banco. La mosquée de Komoguel en est le parfait symbole. Elle fut érigée en 1933. Si vous êtes déjà passés par la ville de Djenné vous reconnaitrez vite ce style si particulier. Et pour cause, elle a été bâtie par les maçons de Djenné.

Pour ma part, je ne peux que vous conseiller de vous arrêter le plus longtemps possible à Mopti. Au cours de mon voyage au Mali j’en suis tombé éperdument amoureux, totalement incapable de lutter contre son charme incontestable.

 

Une pinasse dans la Venise malienne

Bienvenue dans la Venise malienne

Posée sur la confluence du fleuve Niger et de son affluent le Bani, Mopti se situe sur une grande zone de marécages. Sa situation est telle qu’elle est surnommée à juste titre la Venise malienne. Une seconde Venise, pourquoi pas, mais toute africaine. Sur le port n’espérez pas voir le moindre gondolier. La célèbre embarcation vénitienne est supplantée par un nombre incalculable de pinasses.

Son dynamisme, son développement, Mopti les doit à sa vie fluviale. Son port est le principal de la région et les marchandises affluent de partout. De Tombouctou, de Gao ou simplement des environs plus proches, Mopti est un point de passage obligé pour toutes les embarcations. Ici ça sent fort le poisson, comme en Italie ça parle fort et à grands gestes, ça bavarde durant des heures, ça négocie ferme. J’aime cette ambiance, cette atmosphère. Fermez les yeux, écoutez, le peul, le dogon, le bambara sonnent bien différemment de l’italien pourtant vous y êtes. Bienvenue à Venise… version malienne.

David Debrincat
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Mis à jour le 7 avril 2016