Incontournables et confidentiels : que voir, que faire à l’Oasis de Bahariya ?
1. Explorer les dunes et palmeraies de Bawiti
Commencez par Bawiti, le cœur battant de l'oasis : c'est là qu'on prend le pouls du désert avant de filer plus loin. Les ruelles sentent la datte mûre, le pain chaud, la poussière dorée. On croise des charrettes, des jardins clos, des palmiers qui frémissent dans l'air sec. C'est aussi le meilleur point de chute pour organiser vos excursions avec un guide local, souvent indispensable pour circuler dans les zones désertiques protégées, et pour dénicher les coins que les cartes ne montrent pas.
2. Monter au Gebel al-Ingleez au coucher du soleil
Grimpez jusqu'au Gebel al-Ingleez, la “montagne des Anglais” pour profiter de l'un des plus beaux panoramas sur Bahariya. Au sommet, quelques vestiges rappellent qu'un poste d'observation britannique veillait ici pendant la Première Guerre mondiale, scrutant l'horizon face aux tribus venues de Libye. En fin de journée, la lumière rase dore tout : palmeraies, reliefs noirs, villages virant au cuivre et au miel. Le silence s'installe presque aussitôt, à peine troublé par le vent. Court, simple, inoubliable.
3. Découvrir les tombes de Qarat Qasr Salim
Non loin de Bawiti, Qarat Qasr Salim mérite le détour, sans la foule qui encombre les grands sites d'Égypte. On y descend dans les tombes de Bannentiu et de son père Djed-Amun-ef-Ankh, deux sépultures aux couleurs encore vives, comme peintes hier. Les murs murmurent les croyances de l'Égypte tardive, dans une fraîcheur et un silence presque troublants après la chaleur du désert. C'est l'un des sites les plus accessibles de l'oasis, et un guide fait toute la différence pour déchiffrer les symboles qui s'y cachent.
4. Se baigner dans une source chaude naturelle
Après une journée dans le sable, se glisser dans une source chaude de Bahariya est l’un des petits plaisirs secrets de l'oasis. Bir Sigam, la plus accueillante, vous tend les bras avec son eau chaude et douce. D'autres, comme Bir Al Ramla, montent jusqu'à 45°C et suivent des usages locaux qu'il vaut mieux connaître avant d'y plonger. Le corps se détend, la peau garde le sel du désert, le ciel vire au violet. Le bon moment ? Tôt le matin ou en fin de journée, quand la chaleur se fait enfin douce.
5. Traverser le Désert Noir
Au sud de Bahariya, le décor bascule d'un coup : les collines se couvrent d'une croûte de roche volcanique sombre, comme saupoudrées de charbon. Le contraste avec les dunes blondes coupe le souffle, surtout quand le soleil fait briller les pierres noires. On s'arrête souvent pour marcher quelques minutes, sentir le sol crisser sous les chaussures, regarder l'horizon onduler. Un guide local reste indispensable pour circuler ici en sécurité : lui seul connaît vraiment ce paysage qui, partout, se ressemble.
6. Observer les reflets de Crystal Mountain
Entre Bahariya et Farafra, Crystal Mountain mérite qu'on ralentisse. Cette petite crête de calcite (et non de quartz, contrairement à la légende qui circule) accroche la lumière comme du verre givré. Rien de spectaculaire au premier regard : plutôt une halte brève, fragile, presque secrète. Approchez-vous, regardez de près, mais ne prélevez rien. La beauté du lieu tient justement à ce respect : laisser le désert intact, pour que la prochaine halte garde encore ses éclats.
7. Marcher dans les formations du Désert Blanc
Le Désert Blanc se mérite : comptez encore 130 à 160 km plus au sud, vers Farafra, soit 2 à 3h de route depuis Bahariya. Sur place, des millénaires de vent ont sculpté la craie en formes improbables : champignons, silhouettes, fantômes de pierre. Au lever ou au coucher du soleil, les roches passent du blanc laiteux au rose pâle, puis au bleu froid. On marche presque en apesanteur, comme sur la Lune. Une nuit en bivouac, loin de tout bruit et de toute lumière, en révèle la vraie magie.
8. S’aventurer dans la vallée d’Agabat
Agabat, souvent glissée dans les circuits vers le Désert Blanc, ajoute une touche plus sauvage au voyage. Falaises claires, langues de sable, passages étroits : le décor minéral y devient presque théâtral, comme une scène taillée pour vous seul. Le véhicule ralentit, puis on descend marcher dans un silence dense, le soleil chauffant les parois autour de vous. Ici, mieux vaut s'en remettre aux guides bédouins locaux : lui seul connaît vraiment les pistes, les règles du parc, et le bon moment pour avoir ce décor rien que pour soi.
9. Goûter aux dattes et à la vie agricole de l’oasis
Prenez le temps d'entrer dans une palmeraie : le regard sur Bahariya change aussitôt. Derrière l'image du désert se cache une oasis bien vivante, faite de jardins, de dattiers, d'oliviers et de petites parcelles patiemment irriguées. Selon la saison, on croque des dattes fraîches, moelleuses, presque caramélisées, ou on partage un thé brûlant à l'ombre, sans se presser. Ce sont souvent les guides et les familles locales qui rendent ces rencontres possibles, avec pudeur, loin de toute mise en scène, juste le quotidien, tel qu'il est.
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