Le tempel d'Abou Simbel

Voyage aux Temples d'Abou Simbel

5
2 avis
Deux temples colossaux surgissent du désert, face au lac Nasser silencieux.

Visiter Temples d'Abou Simbel

Les Temples d'Abou Simbel, en Égypte, surgissent au bord du lac Nasser, tout au sud du pays, là où le désert nubien prend des couleurs de cuivre au lever du jour. Taillés dans la roche sous Ramsès II, puis déplacés pierre par pierre dans les années 1960 pour échapper aux eaux du barrage d’Assouan, ils impressionnent autant par leur histoire que par leur silence minéral. Devant les colosses assis, on se sent minuscule, mais jamais écrasé. Visiter les Temples d'Abou Simbel, c’est comprendre une Égypte plus lointaine, plus solaire, à découvrir avec lenteur et regard grand ouvert.

  • Lieu ou Monument religieux
  • Site Archéologique
  • Nature, Aventure & Sport

Temples d'Abou Simbel : comment y aller ?

Les temples d’Abou Simbel se trouvent au sud de l’Égypte, près du lac Nasser et du Soudan. Depuis Assouan, comptez 3h à 3h30 de route en minibus ou voiture.

Temples d'Abou Simbel : quand partir ?

Visitez Abou Simbel d’octobre à avril, quand la chaleur reste supportable. Arrivez tôt le matin pour éviter l’affluence et la lumière dure. Le 22 février et le 22 octobre, le lever du soleil pénètre jusqu'au sanctuaire du Grand Temple pour l'illuminer.

Temples d'Abou Simbel : combien de temps ?

Temples d'Abou Simbel : combien de temps ?

Prévoyez 2 heures sur place, ou une journée depuis Assouan. Pour un voyage plus slow, optez pour une nuit près du lac Nasser.

Apprenez-en plus sur votre destination

Temples d'Abou Simbel, un peu d’histoire

Au bord du lac Nasser, tout au sud de l’Égypte, les temples d’Abou Simbel surgissent comme une apparition dans la lumière du désert. Ils ont été creusés dans la roche au XIIIe siècle avant notre ère, sous le règne de Ramsès II, l’un des pharaons les plus puissants du Nouvel Empire. Le grand temple célèbre sa force, son lien avec les dieux et sa domination sur la Nubie. À côté, un second temple rend hommage à son épouse Néfertari, associée à la déesse Hathor.

Mais Abou Simbel raconte aussi une histoire plus récente. Dans les années 1960, la construction du barrage d’Assouan menaçait d’engloutir le site. Les temples furent alors découpés, déplacés et reconstruits plus haut, pierre après pierre. Un sauvetage spectaculaire, devenu symbole mondial de la protection du patrimoine.

Que voir aux temples d'Abou Simbel ?

1. Admirer la façade du Grand Temple de Ramsès II

Le premier choc, c’est cette façade monumentale creusée dans la montagne, avec ses quatre colosses de Ramsès II assis face au soleil. Chacun mesure environ 20 mètres de haut, et même abîmés par le temps, ils gardent une présence presque physique. On arrive par un chemin qui contourne la colline, puis les statues apparaissent d’un coup, dorées par la lumière du désert. Silence, chaleur sèche, pierre blonde. Tout semble immense.

Prenez le temps d’observer les détails au pied des colosses : les petites figures de la famille royale, les cartouches gravés, les traces du travail des artisans. Ici, le pouvoir se lisait dans la pierre. Ramsès II ne faisait pas seulement construire un temple, il écrivait son règne à l’échelle du paysage nubien.

2. Entrer dans la salle hypostyle et lire les victoires du pharaon

À l’intérieur du Grand Temple, on découvre une atmosphère plus sombre, presque solennelle, où les piliers sculptés semblent monter la garde. La salle hypostyle est l’un des espaces les plus impressionnants du site, avec ses statues osiriaques de Ramsès II alignées, bras croisés, visage impassible.

Sur les murs, les reliefs racontent notamment la bataille de Qadesh, épisode majeur de la propagande royale. Les scènes sont denses : chars lancés au galop, soldats en mouvement, pharaon représenté en héros invincible. Un guide local change tout ici. Il aide à distinguer les symboles, les gestes, les dieux, et à comprendre comment l’Égypte ancienne mettait en scène sa puissance.

3. Observer le sanctuaire et le phénomène solaire

Au fond du Grand Temple, le sanctuaire abrite quatre statues assises : Ptah, Amon-Rê, Ramsès II divinisé et Rê-Horakhty. Deux fois par an, autour du 22 février et du 22 octobre, les rayons du soleil pénètrent jusqu'au sanctuaire, éclairant certaines statues, tandis que Ptah, dieu des ténèbres, reste dans l'ombre.

Ce phénomène attire beaucoup de monde, mais même en dehors de ces dates, le lieu impressionne. Le couloir qui mène au fond du temple se rétrécit, la lumière baisse, les sons se feutrent. On avance comme dans une respiration de pierre, jusqu'à ce petit espace sacré qui résume toute l'intelligence architecturale du site.

4. Découvrir le Petit Temple de Néfertari et d’Hathor

Juste à côté, le Petit Temple mérite qu'on lui accorde autant de temps qu'à son voisin plus célèbre. Il est dédié à la reine Néfertari et à la déesse Hathor, une mise à l'honneur rarissime pour une reine dans l'Égypte pharaonique. Regardez bien la façade : Néfertari y est sculptée presque à la même taille que Ramsès II. À l'époque, ça n'avait rien d'anodin.

L'ambiance change du tout au tout, ici. Les reliefs racontent des scènes d'offrandes, des sistres qu'on croirait entendre, des visages d'Hathor aux oreilles de vache, déesse de la musique, de la maternité et de la joie. La pierre semble plus douce, les proportions plus humaines. C'est souvent ici, loin de la démonstration de force du grand temple, qu'on ressent le mieux ce qu'Abou Simbel a de sensible.

5. Comprendre le sauvetage d’Abou Simbel

Avant de repartir, il faut mesurer l’histoire moderne du site. Les temples ont été déplacés dans les années 1960 pour échapper à la montée des eaux du lac Nasser, après la construction du haut barrage d’Assouan. Découpés en blocs, remontés plus haut, ils ont été sauvés grâce à une campagne internationale menée sous l’égide de l’UNESCO.

Une fois qu'on le sait, on ne regarde plus le site de la même façon. La montagne que l’on voit aujourd’hui a été reconstituée, avec une précision remarquable. Derrière la beauté antique se cache une prouesse bien plus jeune, portée par des ingénieurs, des archéologues, des ouvriers venus du monde entier. Une seconde épopée, discrète, mais tout aussi essentielle que la première.

6. Prendre le temps face au lac Nasser

Après la visite, marchez jusqu’aux points de vue sur le lac Nasser. Le contraste entre l’eau bleue, le sable ocre et les temples donne toute sa force au paysage. Au petit matin, quand la lumière glisse sur les façades, le site a une intensité particulière. Les groupes arrivent souvent très tôt depuis Assouan, puis repartent vite. Rester un peu permet de retrouver le calme.

Si votre itinéraire le permet, une nuit à Abou Simbel offre une expérience plus douce. Moins de route dans la journée, moins de foule, plus de temps pour sentir le désert refroidir au coucher du soleil. Les agences locales Evaneos peuvent organiser ce rythme plus responsable, avec les bons horaires et les bons guides, pour découvrir le site sans le consommer à toute vitesse.

Une idée pour découvrir les temples d'Abou Simbel autrement ?

Pour vraiment sentir Abou Simbel, mieux vaut dormir une nuit dans le village plutôt que d'enchaîner l'aller-retour depuis Assouan. À l'ouverture, la pierre dorée chauffe doucement, le lac Nasser est encore silencieux, et les colosses de Ramsès II semblent presque seuls au monde : un privilège rare, à savourer sans se presser. Autre piste, plus lente encore : arriver par une croisière sur le lac Nasser. Voir les temples se révéler peu à peu depuis l'eau change complètement le regard qu'on pose sur eux. Les agents locaux Evaneos savent ajuster les horaires, éviter les pics de visiteurs et choisir un guide capable de raconter le site au-delà des grandes dates gravées dans la pierre.

Nos conseils pour bien visiter les temples d'Abou Simbel

  • Partez très tôt depuis Assouan, idéalement avant l’aube : la route prend environ 3h à 3h30 et la lumière du matin dore les colosses de Ramsès II. Nos agences locales organisent le transport avec chauffeurs fiables et pauses bien placées.
  • Prenez votre temps : comptez une heure trente à deux heures pour les deux temples, sans se presser. Les guides expliquent surtout à l’extérieur, car les commentaires sont limités à l’intérieur pour préserver les lieux.
  • Évitez les dates du festival solaire, autour du 22 février et du 22 octobre, sauf si vous aimez la foule. L’alignement du soleil dans le sanctuaire est fascinant, mais l’expérience devient beaucoup moins paisible.
  • Emportez eau, chapeau, lunettes et chaussures confortables. Le site est ouvert, minéral, brûlant dès la fin de matinée. En hiver, prévoyez aussi une couche légère pour le départ matinal.
  • Si votre itinéraire le permet, arrivez par une croisière sur le lac Nasser. L’approche est plus lente, plus silencieuse, et donne une autre dimension à ces temples sauvés des eaux.
  • Si vous passez la nuit sur place, ne manquez pas le spectacle son et lumière, proposé deux fois par soir : accessible uniquement à ceux qui dorment à Abou Simbel, il retrace le sauvetage du site et l'épopée de Ramsès II sur la façade illuminée du Grand Temple.

Temples d'Abou Simbel : tous nos circuits

Temples d'Abou Simbel : informations pratiques

Le billet d'entrée aux deux temples coûte entre 600 et 750 EGP (~12-14 €) pour un adulte, demi-tarif pour les étudiants ISIC. Un permis photo (appareil, hors smartphone) coûte ~300 EGP en supplément. Les 22 février et 22 octobre (festival solaire), le billet grimpe jusqu'à 1200 EGP en raison de l'affluence. Comptez aussi ~1300 EGP pour l'excursion guidée depuis Assouan. Tarifs à reconfirmer avant le départ, l'Égypte les ajustant régulièrement.

Les temples d'Abou Simbel sont ouverts tous les jours, généralement de 6h à 16h ou 17h selon la saison (un peu plus tard en été), avec une fermeture avancée à 15h pendant le Ramadan. Mieux vaut vérifier l'horaire exact avant le départ, ces détails évoluant parfois. Les 22 février et 22 octobre (festival solaire), des horaires spéciaux s'appliquent dès l'aube en raison de l'affluence.

Autour des temples, peu d’étapes, mais quelques haltes donnent de l’épaisseur au voyage :

  • Lac Nasser : au lever du jour, ses eaux bleu sombre offrent une respiration splendide après la visite.
  • Village d’Abou Simbel : pour boire un thé, sentir le rythme nubien et acheter quelques épices ou objets artisanaux.

Plus loin, côté Assouan (départ ou retour de votre excursion, à environ 280-300 km) : Philae, les rives paisibles du Nil, mais aussi Kalabsha et l'île Éléphantine : des étapes que les agents locaux Evaneos aiment glisser dans l'itinéraire au fil de votre séjour à Assouan, avant ou après Abou Simbel, selon votre rythme, vos envies et la saison.

Temples d'Abou Simbel : que voir aux alentours ?

Découvrez-en davantage avec nos voyageurs

Egypte : nos articles pour préparer vos vacances