Les trois pagodes, Dali

Voyage à Dali

3
1 avis
Entre lac Erhai, villages bai et montagnes, le Yunnan révèle une Chine confidentielle.

Visiter Dali

Voyager jusque Dali en Chine, c’est découvrir une étape du Yunnan entre montagnes, lac et culture bai. Au pied des Cangshan, la vieille ville garde ses ruelles pavées, ses maisons aux murs blancs et ses marchés où l’on goûte fromages grillés, nouilles et thé local. Le lac Erhai ouvre l’horizon, avec ses villages de pêcheurs, ses champs et ses pistes à parcourir à vélo. Dali attire du monde, surtout dans ses rues les plus centrales, mais il suffit souvent de s’éloigner un peu pour retrouver une Chine plus lente, rurale et attachante.

  • Famille
  • Rencontres locales
  • Nature, Aventure & Sport

Dali : comment y aller ?

Dali se situe dans le Yunnan, au sud-ouest de la Chine. Depuis la France, volez vers Kunming, puis rejoignez Dali en train rapide.

Dali : quand partir ?

Partez à Dali au printemps ou en automne : météo douce, ciel clair, moins d’affluence. Évitez les vacances chinoises, très fréquentées.

Dali : combien de temps ?

Prévoyez au moins 3 jours à Dali, idéalement 4 ou 5 pour ralentir, explorer le lac Erhai et les villages bai.

Apprenez-en plus sur votre destination

Incontournables et confidentiels : que voir, que faire à Dali ?

À Dali, le Yunnan ralentit le pas. Entre les toits gris de la vieille ville, les eaux miroitantes du lac Erhai et la ligne bleutée des monts Cangshan, on découvre une Chine douce, Bai, montagnarde, vivante. Voici que voir et que faire à Dali, entre incontournables et secrets bien gardés.

1. Flâner dans la vieille ville de Dali

Commencez par la vieille ville de Dali, surtout tôt le matin, avant que les ruelles ne s’animent franchement. Les portes fortifiées, les pavés luisants, les maisons aux murs blancs et aux fresques noires racontent l’histoire de l’ancien royaume de Nanzhao. On y sent l’encens des petits temples, le thé grillé, les galettes de fleurs à la rose. Évitez les artères les plus commerçantes aux heures de pointe et glissez plutôt vers les ruelles latérales, plus calmes, plus vraies.

2. Monter sur les sentiers des monts Cangshan

Prenez de la hauteur sur les monts Cangshan, cette longue muraille végétale qui protège Dali à l’ouest. Plusieurs téléphériques permettent d’accéder aux sentiers, notamment vers le chemin de randonnée Yudai, aussi appelé Cloud Pass. Là-haut, l’air devient plus frais, les pins sentent la résine et le lac Erhai s’étire en contrebas comme une plaque d’argent. Partez avec de bonnes chaussures, de l’eau et une veste, la météo change vite en altitude.

3. Longer le lac Erhai à vélo

Louez un vélo ou un vélo électrique pour suivre les rives du lac Erhai, l’un des grands plaisirs de Dali. Depuis Caicun ou plus loin vers Xizhou, la route traverse des villages Bai, des champs, des quais tranquilles où sèchent les filets. Le matin, la lumière est douce, presque laiteuse, et les montagnes se reflètent dans l’eau. Privilégiez les portions aménagées et prenez le temps de vous arrêter, c’est là que le lac se découvre vraiment.

4. Explorer Xizhou et ses maisons Bai

Filez à Xizhou, à une vingtaine de kilomètres au nord de Dali, pour voir l’une des plus belles concentrations d’architecture Bai. Les grandes demeures traditionnelles affichent des murs blancs, des avant-toits relevés, des cours intérieures et des peintures délicates. Le village est aussi connu pour son xizhou baba, une galette croustillante, sucrée ou salée, cuite sur plaque. Allez-y le matin, quand le marché bruisse encore de paniers, de légumes frais et de conversations locales.

5. Découvrir le batik Bai à Zhoucheng

À Zhoucheng, on entre dans le monde du tie-dye traditionnel Bai, appelé zharan. Dans certains ateliers familiaux, on noue, plie et teint le tissu à l’indigo selon des gestes transmis depuis des générations. Les mains se tachent de bleu, les motifs apparaissent comme par magie au rinçage, fleurs, papillons, formes géométriques. C’est une belle activité à vivre avec un artisan local, en prenant le temps de comprendre ce que l’on fabrique, plutôt qu’en achetant un simple souvenir.

6. Visiter les Trois Pagodes du temple Chongsheng

Les Trois Pagodes de Chongsheng sont l’image la plus célèbre de Dali, et elles méritent leur réputation. La plus haute, Qianxun, date de la dynastie Tang et se dresse avec une élégance presque austère face aux monts Cangshan. Le site est vaste, très aménagé, mais la perspective reste saisissante, surtout quand les pagodes se reflètent dans les bassins. Venez en fin d’après-midi pour une lumière plus chaude et moins de groupes sur les allées principales.

7. Goûter la cuisine du Yunnan au marché

Pour comprendre Dali, asseyez-vous à une table simple et goûtez le Yunnan dans l’assiette. Au marché ou dans les petites adresses locales, on retrouve les champignons de montagne en saison, les nouilles de riz, le fromage de vache grillé rushan, les légumes sautés, les herbes fraîches et le thé pu’er. Les saveurs sont franches, parfois fumées, souvent végétales. Demandez conseil à votre agence locale pour éviter les restaurants trop standardisés et trouver les cuisines de quartier.

8. Faire une pause au temple végétarien de Jizhao’an

Sur les pentes des Cangshan, le temple de Jizhao’an offre une parenthèse paisible, connue pour son jardin fleuri et sa cuisine végétarienne. On y monte pour le silence, les mousses sur les pierres, les hortensias, les bols de riz et de légumes servis simplement. Ce n’est pas un décor, mais un lieu spirituel vivant, à visiter avec discrétion. Parlez bas, observez les rites sans les interrompre, et laissez le téléphone dans la poche quelques minutes.

9. Passer une journée à Shaxi, sur l’ancienne route du thé

Si vous avez du temps, partez vers Shaxi, ancien bourg caravannier entre Dali et Lijiang. La route demande plusieurs heures aller-retour, mais l’atmosphère change tout de suite, place pavée, théâtre ancien, pont de pierre, ruelles tranquilles où le bois craque sous les pas. Shaxi se trouvait sur l’ancienne route du thé et des chevaux, reliant le Yunnan au Tibet. Pour éviter la course, prévoyez idéalement une nuit sur place avec l’aide d’un expert local.

Faites étape à Dali lors d’un circuit sur mesure en Chine

Avec Evaneos, vous échangez directement avec un agent local francophone basé en Chine. Il connaît le terrain, les bonnes saisons, les temps de trajet réels, les adresses discrètes et les étapes qui donnent du sens au voyage. À Dali, il peut vous guider vers les rives du lac Erhai, les villages bai ou les ruelles plus calmes de la vieille ville.

Votre circuit se construit selon vos envies, votre rythme et votre manière de voyager. Un voyage sur mesure, pensé avec celles et ceux qui vivent la destination au quotidien.

Dali : informations pratiques

La meilleure période pour visiter Dali s’étend de mars à mai, puis de septembre à novembre. Le ciel est souvent clair, les températures douces, et les rives du lac Erhai se découvrent sans chaleur lourde. Évitez si possible juillet-août, plus humide, et les grandes vacances chinoises, très fréquentées.

Au printemps, les camélias et azalées colorent les pentes des monts Cangshan, tandis que le festival Sanyuejie, important pour le peuple Bai, anime Dali autour d’avril selon le calendrier lunaire. L’automne est plus calme, lumineux, idéal pour randonner et profiter des villages autour d’Erhai avec moins d’affluence.

Pour une étape à Dali, le plus pratique est de dormir dans la vieille ville, près des portes sud ou ouest, pour flâner le soir entre échoppes, ruelles pavées et odeur de thé grillé. Pour plus de calme, visez Xizhou, village bai au charme discret. Les rives du lac Erhai, vers Caicun, offrent une pause douce face à l’eau.

Les agents locaux Evaneos connaissent les bonnes adresses qui ne se repèrent pas toujours en ligne : maisons d’hôtes bai tenues en famille, petits hébergements engagés, lieux plus confidentiels loin des axes bruyants. Ils sauront adapter le choix à votre rythme, entre étape courte, séjour en famille ou envie de lenteur.

À Dali, la cuisine bai mêle riz, laitages, herbes fraîches et notes acidulées : voici les spécialités à goûter absolument.

  • Rushan : de fines feuilles de fromage de vache, grillées jusqu’à croustiller, souvent roulées avec du sucre ou une touche de confiture de rose.
  • Xizhou baba : une galette feuilletée dorée, sucrée à la rose ou salée au porc, qui craque sous la dent.
  • Erkuai : pâte de riz compressée, grillée ou sautée, moelleuse et fumante, servie avec des sauces pimentées.
  • Poisson aigre-piquant : poisson mijoté avec piment, tomate et vinaigre, vif, parfumé, réconfortant.
  • Rubing : fromage frais poêlé, tendre, légèrement lacté, parfois relevé d’un peu de sel.

À Dali, on mange surtout la cuisine bai, vive, herbacée, souvent parfumée au piment et aux pickles maison. Voici quelques adresses locales à glisser dans votre itinéraire :

  • Yunyou , 云友饭店, soupe, poissons et plats au barbecue, dans un décor typique.
  • Aima 餐厅: une adresse populaire pour un vrai festin et la promesse d’un voyage culinaire.
  • Guoshi Shaba, 郭氏沙坝鱼庄: table appréciée pour sa cuisine des poissons.
  • Sea Swallow 海燕饭店, incontournable et familial, pour découvrir la gastronomie locale.

À Dali, le plus simple est de marcher dans la vieille ville, puis d’utiliser un taxi ou l’application Didi pour les trajets plus longs, vers la gare, les rives du lac Erhai ou les villages alentour. Les distances sont vite importantes, et les chauffeurs connaissent bien les portes de la vieille ville.

Pour longer le lac Erhai, on peut louer un vélo électrique, agréable par beau temps, mais mieux vaut rester prudent car la circulation est parfois dense. Des bus locaux relient aussi certains points, à petit prix. Prévoyez l’adresse en chinois et un moyen de paiement mobile, très utile sur place.

Dali : que voir aux alentours ?

Découvrez-en davantage avec nos voyageurs

Chine : nos articles pour préparer vos vacances