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Sur les traces de l'Histoire de la Lituanie

Redevenue définitivement indépendante en 1990, la Lituanie a subi l’influence de l’Empire russe pendant une vingtaine d’années jusqu’en 1918, puis de l’Union Soviétique pendant près de cinquante ans. Voici un petit aperçu de son Histoire.

Les traces de l'oppression

Si la Lituanie n’est pas le pays balte qui a gardé le plus de traces de la période soviétique, les quelques endroits qui rappellent son lien historique avec son voisin russe sont assez marquants pour laisser une impression durable dans l’esprit du voyageur. C’est pourquoi lors de votre passage en Lituanie, vous pourrez vous arrêter sur ces lieux pour avoir un aperçu d’un combat entre résistance et oppression.

Vous pourrez commencer votre parcours sur les traces soviétiques à l’extrême sud du pays, dans la ville de Druskininkai, à 130 kilomètres de Vilnius. En plus d’atterrir dans une jolie ville réputée pour sa station thermale et où le fleuve Niémen s’échoue dans un petit lac appelé Druskonis, vous aurez surtout la possibilité de visiter le Parc Grutas, un musée en plein air où se trouvent de nombreux objets et statues rappelant l’ère soviétique.

Au sein du parc national de Dzujika, on peut voir une petite centaine de statues de personnages impliqués dans l’occupation de la Lituanie, et notamment celles de Lénine et de Staline. Entre décor d’époque et chansons russes, vous découvrirez une reconstitution digne de ce nom. Si ce parc a été au cœur de plusieurs controverses, son fondateur Viliumas Malinauskas a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2001 ; un symbole fort car, même si les Lituaniens ont connu des moments difficiles, ils n’ont cessé de se battre pour retrouver leur liberté.

La résistance des Lituaniens

La Colline des Croix, incontournable, en est un exemple frappant qui vous laissera sûrement bouche bée. Située à l’ouest de la Lituanie, près de la ville de Siauliai, elle témoigne de la foi des habitants du pays qui s’y rendaient pour prier et se recueillir.

Mais c’est surtout dans la capitale que vous aurez un témoignage poignant révélant la lutte quotidienne des Lituaniens, en vous rendant dans le Musée des Victimes du Génocide dans l’ancien bâtiment du KGB. Outre la visite de la prison, vous comprendrez comment des réseaux souterrains se sont peu à peu constitués en Lituanie grâce à des paysans isolés de la ville ou des intellectuels qui distribuaient des informations sur la résistance autour d’eux. Les objets de la vie quotidienne des résistants y sont nombreux et montrent leur attachement au pays, et ce qu’ils étaient prêts à faire pour le défendre, comme en témoignent ces quelques mots écrits par le Lituanien Balys Vaičėnas traduits en anglais au musée : "J’ai toujours un trésor qu’aucun ennemi ne sera jamais capable de me prendre : ma foi en le Créateur de ce monde, Dieu, et l’amour pour mon pays et mes ancêtres".

Objets personnels au Musée des Victimes du Génocide

Ségolène Renoud-Lyat
21 contributions
Mis à jour le 29 juillet 2016