Incontournables et confidentiels : Que voir, que faire à Halifax ?
1. Se balader sur le Waterfront Boardwalk
Arpenter les planches de bois du Waterfront Boardwalk, c’est plonger dans l’âme d’Halifax, une ville tournée vers la mer repaire des pêcheurs et des marins du bout du monde.
Cette promenade côtière de près de 4 kilomètres longe le port du sud au nord. On y explore des kiosques de fruits de mer, le Halifax Seaport Farmers’ Market (marché fermier ouvert le week-end), des galeries d'artisans et des terrasses animées par l’effervescence locale. Installé dans un fauteuil Adirondack ou allongé dans un hamac au bord de l’eau avec un sirop d’érable glacé à la main, on vit Halifax à son rythme, au gré des ferrys et des voiliers qui passent.
Ne manquez pas les Historic Properties, ces entrepôts bâtis aux 18ème et 19ème siècles, autrefois utilisés par les corsaires qui ont fait la richesse de la ville, et rendus célèbres par le chanteur folk Stan Rogers dans sa chanson « Barrett's Privateers ». Quelques notes de cette mélodie suffisent à se projeter sur les quais de la ville. Le Waterfront est plus animé entre mai et septembre, mais la promenade reste accessible toute l'année.
À l'extrémité sud du Waterfront Boardwalk se trouve le Musée canadien de l'immigration du Quai 21, musée national et seul du pays à se consacrer entièrement à l'histoire de l'immigration. Entre 1928 et 1971, plus d'un million de personnes ont transité par ce quai en arrivant au Canada. Les expositions permanentes reconstituent ces trajectoires individuelles et font un écho direct à l'histoire de Lawlor Island, toute proche.
Au 1496 Lower Water Street, la brasserie Alexander Keith's mérite elle aussi une halte. Fondée en 1820 par un immigré écossais (Alexander Keithélu 3 fois maire d'Halifax), c'est la plus ancienne brasserie en activité au Canada. Visites guidées en costume d'époque, dégustations, chants et reconstitutions font de cette adresse un classique local fidèle à l'âme de la ville.
À deux pas du Waterfront vers le centre-ville, au 2151 de la rue Brunswick, on tombe sur l'une des plus anciennes demeures d'Halifax, la maison Akins. Construite vers 1815 et classée lieu historique national en 1965, elle reflète le style Cap Cod des Provinces Maritimes : bardeaux de bois, lucarnes, grandes cheminées de brique. Thomas Beamish Akins, premier commissaire aux archives de la Nouvelle-Écosse, a consacré sa vie à préserver la recherche documentaire de la province et y a vécu de 1858 à 1891. C’est l'un des rares bâtiments du début du 19ème siècle à être resté presque intact à Halifax.

2. Explorer la Citadelle d’Halifax
Impossible de manquer ce géant de pierre en forme d'étoile niché au sommet de la ville : la Citadelle d’Halifax (appelée localement Fort George). Ce fort n’est pas que l’emblème de la ville, c’est le gardien silencieux du passé militaire de la région.
On y grimpe pour le « tir du canon de midi », une tradition qui existe depuis 1857 et qui retentit dans tout le centre-ville, chaque jour à 12h précises. À l’intérieur, des guides locaux en costumes d'époque replongent petits et grands dans le quotidien des soldats britanniques pendant le règne de la reine Victoria au 19ème siècle, entre reconstitutions, tambours de garnison, tir au mousquet et odeur de poudre noire.
De juillet à octobre, la Citadelle propose une visite nocturne guidée à la chandelle : « Spectres et frissons ». Un guide vous accueille en costume d'époque sur le pont-levis et vous entraîne à la lueur de la lanterne dans les couloirs peu éclairés, les cellules de prison et les tunnels obscurs du fort. Pendant plus d’une heure, il vous conte les légendes des fantômes qui hantent ces murs depuis 1749.
En redescendant vers le centre, on passe devant la Town Clock, horloge à quatre cadrans inaugurée en 1803 par le prince Édouard, duc de Kent. Installée sur un flanc de la citadelle, elle fonctionne toujours.
À noter :
- Entre le 1er novembre et le 6 mai, les salles d'exposition et les remparts sont inaccessibles, mais le canon continue de tonner (à l’exception du jour de Noël).
- Pour assister à la relève de la garde et au tir du canon à midi, il est conseillé d’arriver sur place avec un peu d’avance, idéalement à 11h.
Votre agent local saura vous indiquer les horaires afin de profiter pleinement de l’expérience.

3. Respirer au cœur des Public Gardens
Un havre de paix insoupçonné vous attend au détour de Spring Garden Road : les Public Gardens (ou « Jardins publics »). Soigneusement dessinés « à l'anglaise » en 1867, ils font partie des jardins victoriens les mieux préservés d'Amérique du Nord.
Massifs fleuris, jardin de dahlias, clapotis des fontaines, bosquets ombragés et statues romaines… Le temps y ralentit vraiment. Les habitants d’Halifax se sont approprié ces jardins anciens, et viennent aujourd’hui s’y détendre, pique-niquer sur la pelouse, lire sur un banc autour de l’étang... ou croiser des canards, la passion des plus petits.
Quand arrivent les beaux jours, une petite scène est installée au niveau du kiosque à musique du jardin. Elle accueille des concerts gratuits en plein air tous les dimanches jusqu’à la fin de l’été.
- En juin, la « semaine des pollinisateurs » invite petits et grands à une chasse au trésor guidée parmi les parterres des jardins, avec des experts du Musée d'histoire naturelle d'Halifax.
- En juillet et août, l’évènement « Paint the Gardens » transforme les allées en ateliers de peinture en plein air, ouverts à tous niveaux.
- Début septembre, la Journée du Dahlia est un autre rendez-vous apprécié des habitants et des voyageurs de passage.
Conseil pratique : à 5 minutes à pied des Jardins Publics se trouve la bibliothèque centrale d'Halifax. Un bâtiment qui vaut le détour, y compris pour les lecteurs occasionnels. Son architecture surprend. Elle ressemble à une pile de quatre cubes de verre décalés et légèrement pivotés. À l'intérieur, le 3ème étage abrite un Cercle des Premières Nations conçu avec le peuple Mi'kmaw et le 5ème étage, une terrasse sur le toit avec vue panoramique sur la ville. Entrée libre.
4. Visiter le Maritime Museum of the Atlantic
Le Maritime Museum of the Atlantic est le plus grand musée maritime du Canada. Installé en plein cœur d'Halifax sur le front de mer (le « Waterfront »), il raconte l’histoire fascinante de l’océan et de ceux qui l’ont défié. Ses visiteurs voyagent à travers les grandes heures de l'Atlantique : l'ère des voiliers, l'arrivée des bateaux à vapeur, les petites embarcations côtières, la marine royale canadienne et les convois de la Seconde Guerre mondiale.
En plus d’une exposition permanente sur les voiliers, on y explore aussi des maquettes géantes, scénographies immersives, films projetés en salle et des objets d'époque originaux. Le musée conserve des artefacts uniques du Titanic : un transat, des lampes de cabine, des fragments de boiserie... le tout baigné dans le parfum salé du port.
Le musée consacre aussi une exposition à l'Explosion de Halifax, l'une des catastrophes les plus méconnues de l'histoire canadienne. Le 6 décembre 1917, la collision entre le « Mont-Blanc », un navire chargé de 2,9 kilotonnes d'explosifs, et le navire belge « Imo » fit près de 2 000 morts et 9 000 blessés. Il s’agit de la plus grande explosion causée par l'homme avant les bombes atomiques de la Seconde Guerre mondiale, et d’un drame gravé dans la mémoire collective locale.
Le port d’Halifax entretient un lien étroit avec le Titanic. Après son naufrage, en 1912, la ville a été la base des opérations de récupération des corps. On estime que 150 victimes ont été enterrées dans les cimetières haligoniens, dont 121 au Fairview Lawn Cemetery, dans le quartier de North End parmi lesquelles la célèbre et funeste tombe de « l'enfant inconnu du Titanic ».
5. Prendre un ferry jusqu’à Dartmouth
Pour quelques dollars, on change de rive… et d’ambiance ! Le ferry Halifax-Dartmouth est en service depuis 1752, c’est le plus ancien service de transport sur eau salée d'Amérique du Nord. À l'origine, la ligne servait à acheminer habitants et matériaux vers une scierie établie à Dartmouth.
À ses débuts, ni horaire, ni régularité : on se présentait sur le quai et on attendait patiemment le ferry, du lever au coucher du soleil, pour trois pence. En 1816, le premier vrai service régulier fut assuré par un ferry propulsé par neuf chevaux tournant en rond sur le pont pour actionner la roue à aubes centrale, d'où leur surnom de « bateaux à chevaux ». La vapeur ne les remplacera qu'en 1830.
La traversée dure environ 15 minutes et offre l'un des plus beaux points de vue sur la skyline et le port d'Halifax. À Dartmouth, surnommée la « Cité des Lacs », on poursuit la découverte par une balade à vélo ou à pied autour du lac Banook, une virée gourmande dans les microbrasseries locales ou un déjeuner en terrasse face à Halifax.
Les 5 ferries qui assurent aujourd'hui la traversée portent sur leur coque le nom des hommes et des femmes qui ont marqué l’histoire locale :
- Le « Rita Joe », poétesse et musicienne mi'kmaq (peuple autochtone d’Amérique du Nord) considérée comme la lauréate de son peuple.
- Le « Vincent Coleman », télégraphiste ferroviaire qui sacrifia sa vie lors de l'Explosion de Halifax en 1917 pour prévenir un train en approche.
- Le « Viola Desmond », pionnière des droits civiques arrêtée en 1946 pour s'être assise dans une section réservée aux Blancs.
- Le « Craig Blake » et le « Christopher Stannix », deux militaires de la région tombés en Afghanistan, en 2010 et 2007.

6. Flâner dans le quartier de North End
Maisons colorées, fresques murales, disquaires, friperies et petits cafés branchés où se succèdent expositions et concerts : bienvenue dans le quartier de North End. Ici, la scène locale et artistique occupe une place de choix.
La rue Agricola est l'épicentre gastronomique du quartier, et l'un des meilleurs endroits d'Halifax pour manger... mais pas des plus courus. Dans ce quartier peu connu des voyageurs, les restaurants travaillent avec une démarche souvent engagée : circuit court, produits locaux, biologiques et de saison. Le soir, quand ils ne se retrouvent pas à la patinoire, les étudiants, artistes et habitants du coin se croisent dans les bars où des groupes jouent en live.
Et puis il y a le Halifax donair, emblématique de la cuisine de rue locale. Devenu plat officiel en 2015, il a été inventé dans les années 1970 par Peter Gamoulakos, un immigré grec. Ce n'est ni un gyros, ni un döner kebab. Le bœuf épicé est cuit sur broche, servi dans un pain pita avec oignons, tomates et une sauce sucrée à base de lait concentré. Tellement local qu’il est introuvable en dehors de la Nouvelle-Écosse.
Parmi les institutions qui servent du Halifax donair en ville, « King of Donair » et « Tony's Famous Donairs » se disputent le titre du meilleur depuis des décennies. On vous laisse seul juge.
7. Randonner à Point Pleasant Park
À la pointe sud de la péninsule, Point Pleasant Park est le poumon vert d'Halifax. On y découvre 75 hectares de forêt côtière et de chemins pédestres, plus ou moins accessibles. Les habitants viennent ici pour un jogging matinal, pour promener leur chien, pique-niquer entre amis ou regarder passer les voiliers sur l'Atlantique.
Les sentiers balisés du parc serpentent entre grands arbres centenaires et vues sur l'océan. Au fil des sentiers, on alterne entre l’ombre des sous-bois et les promontoires dégagés. On peut aussi profiter de la randonnée pour piquer une tête ou faire une pause, les pieds dans l’eau sur la plage de galets « Black Rock Beach ». Point Pleasant Park, c'est aussi une escapade idéale pour les familles. On peut y croiser des cerfs, des écureuils et de nombreux oiseaux… et on retrouve son âme d’enfant.
Le long du rivage, on tombe sur les ruines des fortifications militaires qui ont défendu le port d'Halifax jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Abris fortifiés, emplacements de canons, anciens bunkers… cela peut surprendre de croiser autant de vestiges de l’histoire militaire du pays dans un parc de promenade. Ces vestiges sont d’ailleurs menacés par l'érosion côtière, qui grignote plus d'un demi-mètre de rivage chaque année. La municipalité d'Halifax a investi pour préserver le site avant qu’il ne soit trop tard, et pour que son passé ne soit pas balayé par les vagues.
Halifax et ses environs sont une belle porte d'entrée pour des randonnées au Canada, avant de partir explorer des terrains plus sauvages.
8. Explorer le Parc provincial de McNabs et Lawlor Islands
Au sud-est du port d'Halifax, cap sur les îles voisines de McNabs et Lawlor. Elles forment ensemble un parc provincial discret, où la nature a repris ses droits et où l’histoire, souvent oubliée, tient une place importante.
McNabs Island est la plus grande et la plus accessible des deux îles. 400 hectares de forêt, de marais et de rivage, à environ 25 minutes en bateau depuis le centre-ville. On l’arpente comme des explorateurs, loin des sentiers battus. Sur l’île McNabs, pas de réseau téléphonique, pas d'eau potable… et pas de service d'urgence. On est seul, ou presque.
Les sentiers serpentent entre érables rouges, hêtres et épinettes centenaires, ils longent des marais d'eau salée et débouchent sur les ruines du Fort McNab, première fortification d'Halifax équipée de canons à longue portée. 206 espèces d'oiseaux ont été répertoriées sur l'île, halte importante pour les migrateurs. Mais pas que : au détour d'un sentier, on croise assez facilement des cerfs de Virginie peu farouches, des lapins, des coyotes. La végétation a depuis largement repris possession des postes militaires abandonnés, et certains disparaissent presque entièrement sous la mousse et les fougères.
Conseil pratique : apportez suffisamment d'eau pour la journée, et de quoi vous sustenter. Un espace de camping est disponible sur l'île, mais aucun feu de camp ni aucune consommation d’alcool ne sont autorisés. Demandez à votre agent local de vous indiquer les bonnes pratiques si vous envisagez d’explorer McNabs Island.
Lawlor Island porte, elle, une histoire plus lourde. De la fin du 19ème jusqu'au milieu des années 1930, c’est là que se trouvait la station de quarantaine d'Halifax, l'antichambre obligatoire pour des milliers d'immigrants traversant l'Atlantique. En janvier 1899, le « SS Lake Superior » a accosté au port avec 2 000 Doukhobors à bord, cette communauté chrétienne russe qui a fui les persécutions religieuses, en route vers l'ouest du Canada.
Suspectés de variole, ils ont été placés en quarantaine sur l'île. Les charpentiers d'Halifax ont refusé de venir construire par peur de la contagion… et les Doukhobors ont dû bâtir eux-mêmes les structures manquantes. Avant de reprendre leur route.
À noter : Lawlor Island est aujourd'hui protégée par la législation provinciale sur les sites patrimoniaux et n'est pas ouverte au public. On peut s'en approcher en bateau depuis Eastern Passage. Une sortie en kayak permet de longer ses côtes boisées où se nichent de grands hérons bleus et balbuzards et suffit à saisir son atmosphère. Votre agence locale vous dira tout des options possibles, pour que vous ne passiez pas à côté de ce site, ni de ce pan de l’histoire canadienne.
9. S’imprégner de culture au Art Gallery of Nova Scotia
Situé en plein centre d’Halifax dans deux édifices patrimoniaux rénovés reliés par un niveau souterrain, l’Art Gallery of Nova Scotia est le plus grand musée d’art de l’est et des Provinces Atlantiques du Canada.
Sa collection permanente rassemble plus de 19 000 œuvres : peintures, sculptures, photographies, céramiques, art populaire. L’occasion parfaite de plonger dans la création locale, entre œuvres autochtones, art contemporain et peinture marine.
On y découvre des œuvres d'aquarellistes et de peintres, et une programmation qui fait la part belle aux artistes locaux et aux créations des nations autochtones de la région… mais la pièce maîtresse du musée reste la maison de Maud Lewis, artiste folklorique adorée des Canadiens et véritable icône régionale. Reconstituée telle quelle à l'intérieur des murs du musée, elle met à l’honneur son univers naïf et joyeux, comme une invitation à voir la vie en couleurs.
Qui était Maud Lewis ? Née en 1901 à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, Maud Lewis a grandi avec une arthrite rhumatoïde juvénile qui l'a accompagnée toute sa vie. Sans formation artistique, elle a passé l'essentiel de son existence dans une minuscule maison de Marshalltown sans eau courante ni électricité avec son mari Everett, un vendeur de poisson itinérant. C'est sa mère qui lui a appris à peindre des cartes de Noël pour les vendre… et sa carrière est née. Maud a fini par couvrir chaque centimètre de la maison de cerfs, d'oiseaux, de chats et de paysages hivernaux aux couleurs vives.
Après sa mort en 1970 et celle de son mari en 1979, la maison a commencé à se dégrader. Des habitants de la région de Digby se sont mobilisés pour la sauver, et en 1984, la province de Nouvelle-Écosse l'a rachetée et confiée à l'Art Gallery of Nova Scotia, qui l'a restaurée et installée comme exposition permanente. En 2017, le film canadien « Maudie » a fait connaître son histoire au-delà des frontières canadiennes.
10. Écouter un concert dans un pub
À Halifax, la musique est une passion qui se transmet naturellement, souvent de table en table, entre une pinte de bière locale et un violon qui grince au coin du feu.
Les pubs de la ville, comme The Old Triangle ou Durty Nelly's, sont des institutions où chaque soirée peut devenir un souvenir impérissable entre folk celtique, airs acadiens ou chants marins. On y entre pour boire un verre, on y reste pour l’ambiance, les discussions qui s’enchaînent et cet accent chantant des Maritimes qui vous reste dans l’oreille.
Ici, les musiciens s'installent souvent sur une petite scène au coin de la salle, et livrent un concert live, tandis que le public chante à l’unisson. C’est une expérience authentique qui ne demande aucun billet, aucune réservation, mais dont on se souvient : on pousse la porte, on s'installe et on voit ce que la nuit réserve.
Côté agenda : si votre séjour coïncide avec la saison estivale, Halifax offre des rendez-vous musicaux qui valent le détour. Parmi eux, le Festival Grou Tyme, qui se tient souvent mi-août, célèbre la richesse du patrimoine acadien. Musique et danses traditionnelles, stands de gastronomie locale… c’est un bon moyen de toucher du doigt une culture souvent éclipsée par l'histoire anglophone de la ville.
11. Passer une demi-journée à Peggy's Cove
À environ 45 minutes de route d'Halifax en longeant la côte sud de la Nouvelle-Écosse, Peggy's Cove est l'un des villages de pêcheurs les plus photographiés du Canada.
Le village compte une trentaine d'habitants à l'année, des maisons de bois colorées, des casiers à homard empilés sur les quais et, planté sur un chaos de rochers de granit, un phare rouge, emblématique du pays. Il existe depuis le début du 19ème siècle et ses premiers habitants étaient des pêcheurs d'origine allemande, installés là par la couronne britannique.
Partez tôt le matin pour éviter les foules, qui arrivent souvent en milieu de matinée. Sur place, des peintres et aquarellistes s'installent souvent sur les rochers pour croquer les scènes du port. C’est une habitude locale qui a commencé il y a plusieurs décennies.
Veillez à emprunter les sentiers balisés et à surveiller vos pieds sur les rochers, car les blocs de granit peuvent être glissants (y compris par temps sec) et les vagues peuvent surgir sans prévenir.
Tous les ans, en février, la côte sud de la Nouvelle-Écosse célèbre le homard à l’occasion du « Nova Scotia Lobster Crawl ». Compétition de lobster rolls (hot-dog garni de homard relevé de mayonnaise), dégustation de chowder (soupe de poisson locale), sorties en mer avec des pêcheurs locaux, concerts en live : une occasion rêvée de découvrir la région hors saison, au cœur de la vie locale.
Un séjour en février s'intègre naturellement à un circuit dans les Provinces Maritimes Canadiennes.

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