Que voir, que faire à l’Ighil M'Goun ?
1. Gravir le sommet de l’Ighil M’Goun
L’ascension de l’Ighil M’Goun est le grand rendez-vous du massif, à plus de 4 000 mètres d’altitude, sur une longue arête minérale balayée par le vent. Depuis la vallée des Aït Bouguemez, on monte par étapes, souvent avec un guide local et une mule pour le portage. Là-haut, le regard file sur les crêtes ocre, les plateaux d’altitude et les vallées profondes. Le terrain est exigeant, mais sans difficulté technique en été. Prévoir plusieurs jours, une bonne acclimatation et des nuits fraîches, même en plein mois d’août.
2. Bivouaquer sur le plateau de Tarkeddit
Le plateau de Tarkeddit est l’un des plus beaux camps d’altitude du Haut Atlas, posé sous les pentes du M’Goun, entre herbes rases, sources froides et montagnes nues. Au crépuscule, les tentes se colorent de rose, les troupeaux rentrent lentement, le thé fume entre les mains. On y dort avant l’ascension ou lors d’une traversée plus longue du massif. C’est un lieu simple, puissant, où l’on mesure le rythme de la montagne. Les agences locales savent choisir les emplacements en respectant les pâturages et les familles nomades.
3. Explorer la vallée des Aït Bouguemez
La vallée des Aït Bouguemez est l’une des principales portes d’entrée vers l’Ighil M’Goun, avec ses villages en pisé, ses champs en terrasses et ses noyers bordant les chemins. Depuis Tabant, Agouti ou Arous, on marche entre canaux d’irrigation, parcelles d’orge et maisons de terre. Ici, le voyage commence avant la haute montagne : on prend le temps de saluer les habitants, de goûter un pain encore chaud, d’écouter les enfants sortir de l’école et de découvrir le rythme paisible de la « vallée heureuse.
4. Découvrir l’agadir de Sidi Moussa et les traces de dinosaures
Autour de Tabant, deux visites racontent une autre histoire du massif, celle des hommes et celle de la pierre. Sur une colline, l’agadir de Sidi Moussa, ancien grenier collectif fortifié, domine les cultures comme une sentinelle ronde. Plus loin, près d’Ibakliwin, des empreintes de dinosaures marquent encore la roche, souvenir vertigineux d’un monde disparu. Ces haltes se font facilement avec un accompagnateur de la vallée, qui donne les clés de lecture sans folklore. On comprend mieux alors l’épaisseur du territoire, entre mémoire villageoise et temps géologique.
5. Remonter les gorges du M’Goun
Les gorges du M’Goun offrent une randonnée spectaculaire au fil de l’eau, entre parois rouges, passages étroits et villages accrochés aux replis de la vallée. Selon la saison, on marche parfois les pieds dans l’eau fraîche, avec le bruit du courant qui résonne contre la roche. Les lauriers-roses, les jardins minuscules et les maisons en terre adoucissent la rudesse du décor. Cette itinérance demande une bonne organisation, car les crues peuvent rendre certains passages dangereux. Un guide local adapte l’étape au niveau du groupe et à la météo.
Nos conseils pour découvrir l’Ighil M'Goun
Est-il possible de monter l’Ighil M'Goun et quelle est la difficulté de l'ascension ?
Oui, l'ascension de l'Ighil M'Goun, culminant à 4 071 m, est possible pour de bons marcheurs. Elle ne demande pas de technique d'alpinisme, mais reste exigeante : longues journées, altitude, pierriers instables, crêtes ventées. Là-haut, l'Atlas central se déplie en silence, minéral, immense.
Comptez souvent 5 à 6 jours de trek depuis la vallée des Aït Bouguemez, avec une journée de sommet soutenue. Le terrain est rude, surtout à la descente, et la météo peut changer vite, même en été. La meilleure période va de mai à octobre, avec un optimum en mai-juin et septembre-octobre. Un guide local est vivement conseillé pour l'itinéraire, le rythme, les bivouacs et les rencontres dans les villages amazighs.
Peut-on randonner à l’Ighil M'Goun ?
Oui, on peut randonner à l’Ighil M’Goun, et c’est même l’un des grands treks du Haut Atlas central. Ici, pas de balade improvisée : on marche entre villages en pisé, gorges ocre, plateaux d’altitude et crêtes minérales, avec le sommet du M’Goun à 4 071 m en ligne de mire.
Les itinéraires partent souvent d’Aït Bouguemez, via Agouti ou Tabant, puis gagnent le plateau de Tarkeddit avant l’arête sommitale. Comptez 4 à 6 jours, avec des étapes longues, du dénivelé, des pierriers et l’altitude qui coupe le souffle. La meilleure période va de mai à octobre, avec juin et septembre plus doux. En hiver, neige et froid exigent un vrai encadrement.
D’où observer l’Ighil M'Goun ?
Pour observer l'Ighil M'Goun sans forcément viser le sommet, partez de la vallée des Aït Bouguemez, côté Tabant ou Agouti, puis montez vers le col de Tizi n'Aït Imi (2 900 m). Là-haut, l'air devient plus sec, les pierres rougissent, et la longue arête du M'Goun se découpe franchement sur le ciel. Les bergers berbères la surnomment d'ailleurs “le crocodile endormi”, tant sa silhouette évoque une échine allongée sur l'horizon.
Le plateau de Tarkeddit offre une vue encore plus proche, presque minérale, idéale au lever du soleil. Un guide local vous aidera à choisir le bon itinéraire selon la saison, la neige et votre niveau.
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