Meknes au soleil couchant

Voyage à Meknès

4.3
3 avis
Meknès, la cité impériale et discrète qui cache des portes monumentales et des souks vivants.

Visiter Meknès

Visiter Meknès au Maroc, c’est entrer dans une ville impériale plus discrète que Fès ou Marrakech, où les remparts ocre longent des avenues calmes et des quartiers populaires. Ici, les portes monumentales, Bab El Mansour en tête, racontent l’ambition du sultan Moulay Ismaïl, tandis que la médina garde ses échoppes de bois sculpté, d’épices et de pâtisseries au miel. Meknès se découvre sans précipitation : on s’assoit place El Hedim, on pousse jusqu’aux greniers royaux, puis l’on file vers Volubilis et les collines d’oliviers. Une étape accessible, vivante, et souvent sous-estimée.

  • Lieu ou Monument religieux
  • Art & Culture
  • Château et forteresse

Meknès : comment y aller ?

Située au nord du Maroc, entre Rabat et Fès, Meknès se rejoint depuis la France en avion vers Fès, puis en train ou en taxi après environ 1 heure de trajet.

Meknès : quand partir ?

Partez à Meknès au printemps ou à l’automne pour bénéficier de températures douces loin des foules et des fortes chaleurs estivales.

Meknès : combien de temps ?

Prévoyez 2 à 3 jours à Meknès pour explorer la médina et ses monuments, ralentir, flâner et rencontrer les artisans de la ville.

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Incontournables et confidentiels : que voir, que faire à Meknès ?

À Meknès, on prend le temps. La ville impériale se dévoile par ses portes monumentales, ses ruelles tranquilles, ses palais de pierre ocre et ses marchés où flottent la menthe, le cumin et le cuir travaillé. Voici que voir et que faire à Meknès pour sentir battre son cœur, entre grands classiques et haltes plus discrètes.

1. Franchir Bab El Mansour Laalej

Le site de Bab El Mansour Laalej est la porte la plus spectaculaire de Meknès, et l’une des plus belles du Maroc. Face à elle, on comprend vite l’ambition de Moulay Ismaïl, le sultan qui fit de la ville sa capitale au 17ème siècle. Zelliges verts et blancs, colonnes de marbre, calligraphies fines, proportions majestueuses : tout impose le silence, puis l’émerveillement.

Le meilleur moment pour l’admirer reste la fin d’après-midi, quand la lumière adoucit la pierre et fait briller les mosaïques. Prenez le temps de rester sur la place El Hedim, juste en face. Les Meknassis passent, discutent, et s’arrêtent pour partager un thé.

2. Flâner sur la place El Hedim

La place El Hedim est le grand théâtre populaire de Meknès, plus calme que Jemaa el-Fna à Marrakech, mais tout aussi vivante à sa façon. En journée, elle respire doucement, entre vendeurs de jus, familles en promenade et façades couleur miel. Le soir, elle s’anime davantage, avec les odeurs de grillades, les conversations qui montent et les enfants qui s’amusent autour.

C’est un bon point de départ pour entrer dans la médina. On s'installe en terrasse, on commande un thé à la menthe brûlant, on observe. À Meknès, l'essentiel se joue souvent dans ces moments simples.

3. Se perdre dans la médina

La médina de Meknès, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO avec la ville historique, mérite une exploration lente. Ses ruelles sont moins saturées que celles des villes voisines de Fès ou Marrakech. On y entend le marteau d’un artisan, le froissement des étoffes, le cri bref d’un marchand de légumes. Les murs sont sobres, et soudain, une porte sculptée apparaît comme sortie de nulle part.

Avec un guide local, la balade prend une autre profondeur. Il montre les passages discrets, les anciens fondouks qui servaient d’entrepôts, et les ateliers encore actifs. Meknès, c’est une ville qui travaille, qui prie et qui discute derrière ses murs.

4. Visiter le Mausolée de Moulay Ismaïl

Le Mausolée de Moulay Ismaïl est l’un des lieux les plus importants de Meknès. Ce souverain alaouite a profondément marqué la ville, en la dotant de remparts, de palais, de greniers et de portes monumentales. Le site, restauré, impressionne par son équilibre : cours paisibles, zelliges délicats, stucs ciselés, bois peint et lumière filtrée.

On y entre avec respect, car c'est un lieu de mémoire et de recueillement. Les voyageurs de confession non musulmane peuvent traverser les cours et l'antichambre, mais n'accèdent à la salle du tombeau que depuis le seuil. Avant la visite, il est nécessaire de bien vérifier les horaires avec l'agence locale, car ils peuvent varier selon les périodes et les événements religieux.

5. Explorer les greniers de Heri es-Souani

Les greniers de Heri es-Souani racontent la démesure ingénieuse de Meknès impériale. Ces immenses salles voûtées servaient à stocker les céréales destinées à la cour et à l’armée de Moulay Ismaïl. À l’intérieur, la fraîcheur surprend. Les murs épais, la pierre nue, les arches répétées créent une atmosphère presque souterraine.

On visite ce lieu comme on entre dans les coulisses d’un empire. Pas de dorures ici, mais une architecture massive, et pensée pour durer. Les passionnés d’histoire y verront au delà du décor l’un des sites les plus parlants de la ville.

6. Respirer près du Sahrij Swani

Le Sahrij Swani, aussi appelé bassin de l’Agdal, offre une pause bienvenue après la médina. Ce vaste réservoir d’eau, construit à l’époque de Moulay Ismaïl, servait à alimenter les jardins et une partie de la ville impériale. Aujourd’hui, les habitants viennent s’y promener, surtout en fin de journée, quand l’air devient plus doux.

La surface de l’eau reflète les remparts, les palmiers et parfois un ciel rose très net. C’est un endroit simple, presque méditatif. On y marche, on s’assoit, on regarde Meknès ralentir.

7. Découvrir le musée Dar Eljamîi

Dar Eljamîi, aujourd'hui Musée National de la Musique, est l'un des plus beaux palais de Meknès ouverts à la visite. Cette ancienne demeure d'une grande famille de notables abrite un musée consacré à la musique et au patrimoine musical du Maroc. Avant même les collections, le bâtiment a de quoi impressionner entre les patios, les boiseries peintes et le zellige, le jardin andalou et les pièces fraîches où la lumière glisse doucement.

La visite permet d'approcher un Maroc plus intime, celui des instruments, des chants, des traditions régionales. On prend le temps de lire et d'écouter les sonorités traditionnelles avant de s'attarder dans le jardin.

8. Parcourir le mellah et ses marchés

Le mellah (ou quartier traditionnellement habité par la communauté juive) de Meknès garde la mémoire de l'ancienne présence juive de la ville. On y marche avec les yeux levés sur les façades, les balcons de bois, et les ruelles, plus rectilignes que dans d'autres quartiers de la médina. Ce n'est pas un décor figé, mais un quartier habité, avec ses commerces, ses habitudes et ses traces d'histoire.

Aux abords, les marchés offrent une immersion très locale. Épices en pyramides, olives luisantes, herbes fraîches, pains ronds encore tièdes qui activent les sens. Pour comprendre ce qu'on observe, un guide local peut replacer les lieux dans leur histoire locale.

10. S'évader à Volubilis et Moulay Idriss Zerhoun

À une trentaine de kilomètres au nord de Meknès, les ruines romaines de Volubilis comptent parmi les mieux conservées d'Afrique du Nord, classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. On y marche entre colonnes, arc de triomphe et sols de mosaïques encore lisibles, dans un silence que seul le vent traverse.

À quelques kilomètres de là, Moulay Idriss Zerhoun s'accroche à deux collines autour du mausolée de son fondateur, premier souverain de la dynastie idrisside. On y flâne dans les ruelles blanches, on s'attarde sur une terrasse avec vue sur la vallée. Une demi-journée suffit pour lier les deux sites depuis Meknès, avec un chauffeur recommandé par une agence locale.

Faites étape à Meknès lors d’un circuit sur mesure au Maroc

Avec Evaneos, vous échangez directement avec un agent local francophone basé au Maroc. Il connaît les bons moments pour visiter Meknès, les riads bien placés, les routes moins fréquentées entre Fès, Volubilis ou le Moyen Atlas, et les adresses qui donnent du goût au voyage.

Ensemble, vous construisez un circuit sur mesure, adapté à votre rythme et à vos envies. Une étape à Meknès, quelques jours dans le désert, une pause en montagne ou sur la côte, tout s'ajuste avec précision, depuis le terrain.

Meknès : tous nos circuits

Meknès : informations pratiques

La meilleure période pour visiter Meknès s’étend de mars à mai, puis de septembre à novembre quand les journées sont douces et l’affluence plus calme qu'à Fès ou Marrakech. Au printemps, les collines autour de Meknès et de Volubilis se couvrent de fleurs sauvages, un écrin parfait pour explorer la région à pied. En avril, le Salon International de l'Agriculture attire du monde, mieux vaut réserver tôt. L'été dans la médina peut devenir lourd côté températures, et l’hiver offre une belle alternative pour explorer la ville loin des foules.

Pour une étape à Meknès, privilégiez la médina autour de Bab Mansour et de la place el-Hedim, idéale pour tout faire à pied au coucher du soleil. La ville nouvelle, côté Hamria, convient mieux si vous arrivez en train ou repartez tôt. Plus calme, le secteur du bassin de l’Agdal et des greniers royaux offre une pause aérée, à quelques minutes des remparts.

Les agents locaux connaissent les riads, les petites maisons d’hôtes familiales et les adresses engagées qui font travailler l’économie locale. Selon votre rythme et vos envies de silence, ils sauront vous orienter vers un hébergement juste, confortable et bien placé, loin des choix standardisés.

À Meknès, la cuisine marocaine se savoure en plats généreux, longuement mijotés et parfumés d’épices chaudes. Voici les incontournables à goûter :

  • Le tajine de kefta aux œufs : boulettes moelleuses dans une sauce tomate au cumin, avec un jaune coulant qui adoucit le piment.
  • La rfissa : poulet fondant sur msemen (crêpes feuillettées) effilochés, lentilles, fenugrec et bouillon parfumé.
  • Le couscous aux 7 légumes : semoule légère, carottes, navets et courgettes auxquels s’ajoutent d’autres légumes, pois chiches et viande tendre.
  • La pastilla au poulet : tourte feuilletée et dorée garnie de poulet, de cannelle, d’amandes et d’oignons confits.
  • La harira : soupe veloutée à la tomate, aux lentilles et aux pois chiches, relevée de coriandre et de citron.

À Meknès, on mange le mieux quand on pousse les portes discrètes de la médina, là où mijotent les recettes fassies et meknassies :

  • Aisha : petite adresse chaleureuse près de la médina, réputée pour ses tajines fondants, son couscous du vendredi et son accueil sans mise en scène.
  • Restaurant Dar Baraka : une valeur sûre pour goûter une cuisine marocaine familiale, pastilla croustillante, zaalouk fumé et viandes longuement confites.
  • Dar Nia : une adresse chaleureuse réputée pour sa cuisine marocaine généreuse, son ambiance conviviale et, certains soirs, une touche musicale gnaoua.
  • Restaurant YA HALA Meknes : simple, local, généreux, idéal pour un tajine bien épicé ou une harira réconfortante après une balade autour de Bab Mansour.

Pour se déplacer à Meknès, le plus simple est de combiner marche et petit taxi. Dans la médina et autour de Bab Mansour, on circule surtout à pied, puis on prend un petit taxi bleu clair pour rejoindre la gare, la ville nouvelle ou un hébergement plus excentré.

Avant de monter, vérifiez que le compteur est lancé, ou convenez du prix si le chauffeur le propose d’emblée. Les bus existent, mais leurs itinéraires sont moins lisibles pour un court séjour. Pour Volubilis ou Moulay Idriss, privilégiez un chauffeur ou un transfert organisé par votre agence locale.

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